19.04.2012

Réflexions sur la condition faite aux animaux

Réflexions sur la condition faite aux animaux,Françoise Armengaud,éditions Kimé,Isaac Bashevis Singer , Gary Francione, port de pêche

Titre : Réflexions sur la condition faite aux animaux

Auteur : Françoise Armengaud

Editeur : Kimé

2011 - France - 240 pages

Dédicace :

"Pour Emmanuelle, Floriane, Raphaël,
Elina, Aurélien et Silver"

Arrivée dans la bibliothèque : 2012, donné par Flo.B

 

Première phrase : "Quoi de plus attrayant et agréable aux yeux qu'un port de pêche avec ses bateaux peints de vives couleurs reflétées par les eaux tranquilles."

Première phrase de la page 30 : "Gary Francione est également un théoricien des droits des animaux et un abolitionniste".

Dernière phrase : "Elle entraîne certainement davantage de confusions et d'obscurité qu'elle n'épand de clarté et n'opère de distinctions".

COMMENTAIRE

 "Le traitement qu'inflige l'homme aux créatures de Dieu ridiculise tous ses idéaux et son soi-disant humanisme".
Isaac Bashevis Singer

18.04.2012

La grande histoire du latin

CNRS Editions, La grande histoire du latin, Jürgen Leonhardt, Allemagne, Bertrand Vacher, Gibert Joseph

Titre : La grande histoire du latin - des origines à nos jours

Auteur : Jürgen Leonhardt

Traducteur : Bertrand Vacher

Editeur : CNRS Editions

Date de parution : 2009 en Allemagne

Date de cette édition 2010

Pays de l'auteur : Allemagne

Nombre de pages : 380

Arrivée dans la bibliothèque : 17 août 2011, acheté par Anne chez Gibert Joseph, boulevard Saint-Michel à Paris

 

CNRS Editions, La grande histoire du latin, Jürgen Leonhardt, Allemagne, Bertrand Vacher, Gibert Joseph
Jürgen Leonhardt

Première phrase : "Parmi toutes les traces que les Romains ont laissées de leur passage sur cette terre, la langue latine est certainement celle qui a manifesté sa présence plus d'éclat".

Première phrase de la page 30 : "L'histoire culturelle de l'Egypte ancienne nous offre, elle aussi, un terrain propice aux comparaisons avec la langue latine".

Dernière phrase : "C'est pourquoi cet ouvrage a tenté de montrer qu'il ne fallait nullement y voir un cas isolé, mais au contraire un phénomène on ne peut plus normal pour une langue internationale, dont les divers aspects touchent notre univers linguistique actuel de bien plus près que l'on n'aurait pu le croire de prime abord".

17.04.2012

Le problème des guérisseurs

 

Geoffroy de La Roche Saint-André, Allec Mellor, le problème des guérisseurs, éditions La Colombe, médecine officielle, diplôme

Titre : Le problème des guérisseurs, essai historique et critique

Auteur : Alec Mellor

Editeur : La Colombe

Genre : ésotérisme, guérison

Eléments de signalement : dédicacé par l'auteur à Geoffroy de La Roche Saint-André, le 16 décembre 1958

Date de parution : 1958

Nombre de pages : 317

Dédicace : "A tous ceux qui ont voué leur vie au soulagement de ceux qui souffrent, qu'un diplôme le leur permette ou non".

Arrivée dans la bibliothèque : 2011 (1958 chez notre oncle)

 

Première phrase : "Le Guérisseur ! Dressé, sans autre diplôme que son casier judiciaire maculé, devant la science du XX°siècle !"

Première phrase de la page 30 : "Comme le vocabulaire d'une langue, comme les institutions d'un peuple, la médecine a ses archaïsmes".

Dernière phrase : "Seuls les faibles ont besoin d'une protection imposée.
Est-ce dans cette catégorie que les Français entendent que leurs pouvoirs publics les rangent ? Si réellement ils étaient descendus jusqu'à ce niveau où le citoyen s'interroge pour savoir s'il peut encore espérer être lui même, pour ne pas dire être quelque chose, sans la protection de l'Etat, ils devraient renoncer, au profit d'une dérisoire tutelle, à compter parmi les peuples forts".

16.04.2012

Alfred Cortot

 

Bernard Gavoty, Alfred Cortot

Titre : Alfred Cortot

Auteur : Bernard Gavoty

Editeur : Buchet/Castel

Genre : biographie

Date de parution : 1977

Pays de l'auteur : France

Nombre de pages : 313

Dédicace : "Avec toute mon affection, je dédie ce livre à un disciple très aimé du maître - Thierry de Brunhoff - comme à tous les jeunes artistes auxquels je propose le haut exemple de leur aîné, Alfred Cortot".

Arrivée dans la bibliothèque : début des années 1980

Première phrase : "Le Baedeker, dans son édition de 1901, nous apprend que Nyon est une petite ville suisse - presque un village - de 4847 habitants, située sur les bords du lac Léman, entre Genève et Lausanne, non loin de Ferney, où vécut Voltaire, et de Morges, où Paderewski acheva sa glorieuse existence".

Première phrase de la page 30 : "Après quatre années de séjour, on s'aperçut que Genève ne répondait pas à l'idée qu'on s'en était faite".

Dernière phrase : "Une maxime japonaise condense cela, superbement, à sa manière : "Le maître, c'est celui qui recrée".

COMMENTAIRE

 La biographie d'un grand pianiste, agrémentée de quelques photos.

11.04.2012

Guerre de la Vendée et des Chouans

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Titre :
Guerre de la Vendée et des Chouans

Sous-titre :
Un terroriste dénonce la terreur

Auteur :
Joseph Lequinio

Edition critique par Jean Artarit

Editions du Centre vendéen de recherches historiques - 2012

Collection "Mémoire de Vendée"

Illustrations de couverture et quatrième de couverture :
"Lequinio brûle la cervelle à un prisonnier", gravure, d'après un dessin du temps & gravure d'un portrait de Lequinio

255 pages

 Première phrase "La Convention a décrété, le 8 vendémiaire présent, l'impression de la correspondance des représentants avec le Comité de salut public sur la guerre de la Vendée".

Première phrase de la page 140 : "L'armée qui avait investi le village et qui s'était portée dans les villages voisins, s'étaient emparée de plusieurs habitants".

Dernière phrase : "Elle me dit que, dans pareil cas, il faudrait agir encore de même".

Texte de la quatrième de couverture :

"En ce premier avril 1794, en pleine Terreur, un homme fait face à Robespierre et au tout-puissant Comité de salut public. C'est Lequinio, un député qui ne leur passe rien de la "barbarie la pus outrée" alors déchaînée contre la Vendée : depuis les femmes et les filles de patriotes violées par des soldats de la République, jusqu'aux nourrissons qu'ils promènent au bout de leurs baïonnettes.

Dans ce même rapport pourtant, Lequinio envisage froidement l'extermination de ce qui reste de la population vendéenne. Et c'est lui qui a, de sa propre main, abattu un Vendéen dans la prison de Fontenay, puis y a créé une Commission militaire particulièrement sanguinaire.

Jean Artarit ne nous offre pas seulement ici la première édition critique de ce texte fondamental. Il nous dévoile les ressorts intimes d'un homme dont le père a été jadis tué à coups de pierres par des paysannes. L'extermination de 400 000 personnes, pourquoi pas, ajoute le terroriste dans son livre paru le 22 octobre 1794, mais alors sans cruauté, avec compassion même, pour éviter "la souillure des remords".

On peut lire un extrait de ce livre, où Joseph Lequinio insiste pour exterminer les Vendéens "avec compassion et pitié"

09.04.2012

Daphnis et Chloé

daphnis chloé cortot.jpg

Titre : Daphnis et Chloé

Auteur : Longus

Illustrateur : STAB

Traducteur : Paul-Louis Courier

Editeur : A l'Enseigne du figuier - F Figuière et Cie Editeurs

Eléments de signalement : joli petit livre gris

Date de parution : II ou III siècle avant JC ?

Date de cette édition inconnue (début XX°?)

Pays de l'auteur : Grèce (Lesbos)

Nombre de pages : 189

Format : petit format

Arrivée dans la bibliothèque : acheté 5 euros, rue du Cherche-midi à la librairie Céline Poizat, le 23 septembre 2011, par Anne.

 

Première phrase : "En l'île de Lesbos, chassant dans un bois consacré aux Nymphes, je vis la plus belle chose que j'aie vue en ma vie, une image peinte, une histoire d'amour".

Première phrase de la page 30 : "Le bouvier vint : il eût bien voulu avoir une corde à lui tendre, mais ils n'en purent trouver un brin".

Dernière phrase : "Cependant Daphnis et Chloé se couchèrent nus dans le lit, là où ils s'entre-baisèrent et s'entre-embrassèrent sans clore l'oeil de toute la nuit non plus que les chats-huants ; et fit alors Daphnis ce que Lycenion lui avait appris : à quoi Chloé connut bien ce qu'ils faisaient auparavant dedant les bois et emmi les champs n'était que jeux de petits enfants".

COMMENTAIRE Une sorte d'érotisme de l'Antiquité. Ce qui étonne, c'est que c'est un érotisme fier de l'être, on dirait que l'auteur a vécu dans une famille catholique de province au XIX°siècle. Au lieu de cela il vivait à Lesbos au II ou III°siècle avant JC !

 

06.04.2012

L'imitation de Jésus-Christ

Imitation de Jésus-Christ, Thomas A Kempis, abbé Gerson, Saint-Pierre, Christ, Félicité de Lamennais, traduction, 1875, Maurice de Charette

Titre : L'imitation de Jésus-Christ

Auteur : Inconnu... Bien qu'on avance deux souvent deux noms (Kempis ou Gerson).

Illustrateur : images saintes du XIX°siècle

Traducteur : L'abbé Félicité de Lamennais

Editeur : Alfred Mame et Fils Editeurs, Tours

Genre : Religion - Livre de piété

Eléments de signalement : Texte suivi des Prières durant la Sainte Messe et des Vêpres du dimanche

Date de cette édition 1875

Pays de l'auteur : Eglise Catholique, Europe

Nombre de pages : 333

Format : Petit (se glisse dans une poche : c'est un livre de prière)

Censure : Aucune

Arrivée dans la bibliothèque : 1876

Ecrit sur la première page : "Souvenir de première communion donné à Maurice de Charette par le frère Cyrus (j'avais 10 ans et 5 jours)"

 

Première phrase de la préface : "On ne connait point l'auteur de l'Imitation".

Première phrase de l'Imitation : "Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres, dit le Seigneur".

Première phrase de la page 30 : "Si nous déracinions chaque année un seul vice, bientôt nous serions parfaits".

Dernière phrase de l'Imitation : "Nous suivrons Saint Pierre, et nous dirons : Maître, où irions-nous ? Vous avez les paroles de la vie éternelle."

Dernière phrase : "Sicut locutus est ad patres nostros, Abraham et semini ejus in saecula."

COMMENTAIRE

 L'objet est un émouvant souvenir de famille, sur lequel, tout au long de sa vie, le premier propriétaire, qui l'avait reçu à l'âge de dix ans, a noté des prières, dont une consécration toute personnelle à la sainte vierge.

Le fond de l'Imitation ? Un grand texte de piété chrétienne, au langage désuet, mais à peine, et qui touche à la vie mystique, à la vie intérieure.

Beaucoup d'ésotéristes, pas forcément chrétiens, aiment et étudient l'Imitation.

 

Edition moderne

Edition du XIX

31.03.2012

L'amour et l'occident

 Titre : L'amour et l'occidentDenis de Rougement, L'amour et l'occident, Tristan et Iseut, mythe

Auteur : Denis de Rougemont

Editeur : 10/18

Genre : essai

Date de parution : 1938 - Révisé en 1954

Date de cette édition : 1979 (nouveau tirage 1982)

Pays de l'auteur : Suisse

Nombre de pages : 445

Arrivée dans la bibliothèque : début des années 80

 

Première phrase :
""Seigneurs, vous plait-il d'entendre un beau conte d'amour et de mort ?..."
Rien au monde ne saurait nous plaire davantage".

Première phrase de la page 31 :
"Résumé de la sorte, et tout "charme" détruit, à considérer froidement le plus envoûtant des poèmes, on s'aperçoit que sa donnée ni son progrès ne sont dépourvus d'équivoque".

Dernière phrase :
"Un bonheur qui ressemble à l'ancien, mais qui n'appartient plus à la forme du monde, car c'est lui qui transforme le monde".

COMMENTAIRE

 Denis de Rougement analyse le mythe de Tristan et Iseut, modèles de notre vision occidentale de m'amour. Amour passion, amour qui mène à la mort, amour impossible à moins de se muer en platitude sans désir. L'adultère est-il au coeur de notre conception profonde de l'amour ?

Ce livre propose de renoncer aux enchantements de la passion, qui mène à la mort, pour découvrir la beauté de la rencontre, féconde et vitale. Denis de Rougement brise avec son épée de philosophe le fil qui nous tient comme des marionnettes, afin que nous redevenions maîtres de notre vie. Il ne faudra plus confondre l'amour avec la passion de se détruire, ni l'adultère avec la liberté. Au contraire, l'amour est une rencontre entre deux êtres conscients, et la fidélité est l'oeuvre commune. Car toute oeuvre, artistique ou humaine, nécessite persévérance et construction.

Extrait

"On pourrait dire d'une manière générale qu'un mythe est une histoire, une fable symbolique, simple et frappante, résumant un nombre infini de situations plus ou moins analogues. Le mythe permet de saisir d'un coup d'oeil certains types de relations constantes, et de les dégager du fouillis des apparences quotidiennes.
Dans un sens plus étroit, les mythes traduisent les règles de conduite d'un groupe social ou religieux. Ils procèdent donc de l'élément sacré autour duquel s'est constitué le groupe. (Récits symboliques de la vie et de la mort des dieux, légendes expliquant les sacrifices ou l'origine des tabous, etc.) On l'a remarqué souvent : un mythe n'a pas d'auteur. Son origine doit être obscure. Et son sens même l'est en partie. Il se présente comme l'expression tout anonyme de réalités collectives, ou plus exactement : communes. L'oeuvre d'art - poème, conte ou roman - se distingue donc radicalement du mythe. Sa valeur ne relève en effet que du talent de son créateur. Ce qui importe en elle, c'est justement ce qui n'importe pas dans le cas du mythe : sa "beauté", ou sa "vraisemblance", et toutes ses qualités de réussite singulière (originalité, habileté, style, etc).

Mais le caractère le plus profond du mythe, c'est le pouvoir qu'il prend sur nous, généralement à notre insu. Ce qui fait qu'une histoire, un événement ou même un personnage deviennent des mythes, c'est précisément cet empire qu'ils exercent sur nous comme malgré nous. Une oeuvre d'art, comme telle, n'a pas à proprement parler un pouvoir de contrainte sur le public. Si belle et puissante qu'elle soit, on peut toujours la critiquer, ou la goûter pour des raisons individuelles. Il n'en va pas de même pour le mythe : son énoncé désarme toute critique, réduit au silence la raison, ou tout au moins, la rend inefficace.

Or je me propose d'envisager Tristan non point comme oeuvre littéraire, mais comme type des relations de l'homme et de la femme dans un groupe historique donné : l'élite sociale, la société courtoise et pénétrée de chevaleruie du XII° et du XIII° siècle. Ce groupe est à vrai dire dissous depuis longtemps. Pourtant ses lois sont encore les nôtres d'une manière secrète et diffuse. Profanées et reniées par nos codes officiels, elles sont devenues d'autant plus contraignantes qu'elles n'ont plus de pouvoir que sur nos rêves."

Denis de Rougement, L'amour et l'occident, Tristan et Iseut, mythe

Denis de Rougemont

14.03.2012

L'héritier de la nuit

François Sautereau, l'héritier de la nuit, Franck OdarsoekTitre : L'héritier de la nuit

Auteur : François Sautereau

Dessinatrice : Véronique Ageorges

Editeur : Fernand Nathan, 1985

Première phrase : "Georges posa son stylo sur la table et poussa un profond soupir".

Première phrase de la page 30 : "A la nuit, il alluma la lampe, se mit à son bureau, plaça une feuille dans la machine à écrire, se donna un temps de réflexion".

Dernière phrase : "Vous ne voyez pas qu'il est en train de bavarder avec le Prince de la Nuit ?"

Commentaire : Georges, écrivain quitté par sa femme et ses enfants, vit de rien et écrit des histoires. Un soir, il aperçoit un sublime vaisseau de lumière qui flotte au dessus de la ville. Et dans les jours qui suivent, un être venu de loin prend possession de son esprit.

Lire ce livre en classe de CM1 et ne plus jamais l'oublier. Ne plus oublier qu'on veut être écrivain et vivre dans un monde où des princes d'ailleurs nommés Franck Odarsoek viennent hanter vos pensées et transformer vos vies.

12.03.2012

Orchidea, de Cosey

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Titre : ORCHIDEA

Auteur -illustrateur : Cosey

Editeur : Aire Libre

Genre : Bande dessinée

Eléments de signalement : En exergue, Cosey a mis la phrase de Victor Hugo : "Toutes nos passions reflètent les étoiles".

Date de parution : 1990

Date de cette édition 1990

Pays de l'auteur : Suisse

Nombre de pages : 80

Format : BD !

Censure : Aucune

Arrivée dans la bibliothèque : années 90. Sûrement acheté à la FNAC Montparnasse !

 

Première phrase : "Los Angeles - Downtown. "Non, Miss Mac Nelly, les petits pots de légumes ne se trouvent pas dans l'armoire : ils sont dans le réfrégirateur"."

Première phrase de la page 30 : "... Santa Clarita 54-81, Woodland Hills 56-83... "Une fille si gentille, si...""

Dernière phrase : "Oui-oui ! Ne t'inquiète pas ! Je vais vous mitonner mes Tacos "Maison". Tes bambins vont adorer ça ! Et ma tarte aux pêches ! Et..."

COMMENTAIRE : Une des plus belles bandes dessinées de Cosey (avec le Voyage en Italie). L'Amérique, le rêve artistique, la route, le machisme et le féminisme et la fraternité malgré tout, les bébés, la douleur des enfants, l'amertume des parents, la beauté du monde, la vie amoureuse à tous les âges, la promesse, la trahison...
Et la beauté des images de Cosey, et la douceur piquante de son texte.
Une bande dessinée qui parle à l'esprit, au coeur, à l'âme, l'air de rien. On voudrait entrer dans la BD pour parler avec les personnages, traverser le désert, écouter la musique qui les fait danser, boire un verre dans ce bar des étoiles. On voudrait tout cela...

21.02.2012

Un lion à Paris

 

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Titre : Un lion à Paris

Auteur : Beatrice Alemagna

Illustrateur : Beatrice Alemagna

Traducteur 

Editeur : Editions Autrement

Genre : Album jeunesse

Eléments de signalement :

Date de parution : 2006

Date de cette édition : 2007

Pays de l'auteur : Italie, puis France

Nombre de pages : 16

Format : 38,5 X 29

Censure :

Dédicace : "A mon Pata, lunique à Paris"

Arrivée dans la bibliothèque : 2007/2008

 

Première phrase : 

Première phrase de la page 30 : 

Dernière phrase : 

COMMENTAIRE :

 Le lion de la place Denfert-Rochereau est le personnage principal de cet  album. L'auteur imagine qu'il débarque à Paris et entreprend de visiter la ville. Page après page, les monuments et hauts lieux touristiques défilent, reconstruits à partir de dessins et de collages pleins de poésie.

EXTRAIT

"C'était un gros lion. Un lion jeune, curieux et solitaire. Il s'ennuyait beaucoup dans sa savane. Alors un jour il partit chercher un travail, un amour, un avenir.
 
Il arriva à Paris par le train et sans aucun bagage. C'était sa première fois dans une grande ville. Cela lui faisait un peu peur, bien sûr."

 

19.02.2012

Journal d'une mère de famille pied-noir

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Titre : Journal d'une mère de famille pied-noir

Auteur : Francine Dessaigne

Illustrateur :

Traducteur 

Editeur : L'Esprit nouveau

Genre : Témoignage

Eléments de signalement : Avant-propos de Louis Rougier

Date de parution : 1962

Date de cette édition :1962

Pays de l'auteur : France

Nombre de pages : 242

Format : 14 X 20

Censure :

Dédicace :

Arrivée dans la bibliothèque : Années 80

 

Première phrase : 

Première phrase de la page 30 : 

Dernière phrase : 

COMMENTAIRE

Meurtres et assassinats se succèdent. Le F.L.N. ne fait pas de quartier, ni aux français, ni aux algériens qui ne sont pas "des leurs". Ce qui est le plus stupéfiant pour moi dans ce livres, c'est la confiance aveugle des français d'Algérie, les pied-noirs, envers les dirigeants français et même algériens.

Extrait

"Lundi 12 mars 1962. - Un instituteur et un instructeur ont été tué par le F.L.N. devant leurs élèves, à la sortie des classes. Le personnel enseignant décide de faire grève dans les écoles primaires.
Les journaux ne paraissent pas aujourd'hui. La grève a été décidée après l'assassinat de deux reporters.
Les habitants de Bab-El-Oued ont découvert en sortant ce matin un cadavre qui se balançait au-dessus de leurs têtes. Un câble avait été tendu entre deux balcons du troisième étage de part et d'autre d'une rue. L'homme, entièrement nu, pendait au milieu. Il paraît que c'était un barbouze."

 

17.02.2012

Alexis Zorba

Titre : Alexis ZorbaPierre Fridas,Gisèle prassinos,Yvonne Gauthier,Nikos Kazantzakis,Alexis Zorba,Jean Herbert
Auteur : Nikos Kazantzakis
Editions Plon, collection Pocket (tirage 2011)
Date de parution originale : 1946
Traduit du grec par Yvonne Gauthier, avec la collaboration de Gisèle prassinos et Pierre Fridas
Dédicace : A mon ami Jean Herbert
348 pages

Acheté chez Gibert, boulevard Saint-Michel, par Edith, le 26 janvier 2012.

Première phrase : "Je le rencontrai pour la première fois au Pirée".
Première phrase de la page 30 : "C'est une bête féroce, l'homme, quand il est jeune ; oui, patron, une bête féroce qui mange des hommes !"
Dernière phrase : "La veuve vous prie donc, quand vous aurez l'occasion de passer par notre village, de vous donner la peine de venir passer la nuit chez elle, et le matin, en vous en allant, d'emporter le santouri".

Et l'extrait final du film de Michael Cacoyannis (1964) :

15.02.2012

L'Athénée

Titre : L'Athénée / Chronique d'une nostalgieL'athénée - Pompéia.jpg

écrivain : Raul Pompéia

éditions Ombres (Toulouse), 1989

Roman traduit du portugais (Brésil) par Françoise Duprat et Luiz Dantas

Titre orginial : O Ateneu (1888)

acheté chez Gibert (Paris, bd Saint-Michel) par édith, le 26 janvier 2012

 

 

 

 

 

 

première phrase : "Tu vas affronter le monde, me dit mon père, à la porte de l'Athénée. Courage pour la lutte".

Première phrase de la page 30 : "Le reste, une clique indistincte, les assoupis des derniers bancs, confondus dans l'ombre paresseuse du fond de la salle".

dernière phrase : "Purs souvenirs, nostalgie peut-être, si nous considérons que le temps est le lieu transitoire des événements, mais surtout - le tombeau des heures, pour toujours".
Rio de Janeiro, mars 1888

13.02.2012

Réflexions sur la délation

françois de pange

Titre : Réflexion sur la délation et sur le comité des recherches

Auteur : François de Pange

Editions Allia (2011)

Edition originale : 1790, chez Banois l'aîné, Paris

nombre de pages : 55

Prix 3 euros

Acheté en 2011 à la librairie Michèle Ignazi, 17 rue de Jouy, 75004

Exergue de Lucien de Samosate

Suivi d'un mini-essai intitulé "Traces d'un révolutionnaire aristocrate", de Stefan Lemny

Première phrase : "L'instruction du procès de M. de Besenval a été publique, ceux qui l'ont suivie doivent en prévoir le résultat ; admis à toutes les séances, instruits par tous les témoins, ils n'ont entendu que des dépositions insignifiantes ou des témoignages honorables à l'accusé."

Première phrase de la page 30 : "Mais nos constitutions n'ont avec celles-là aucune analogie".

Dernière phrase : "Pour moi, qui ne puis apercevoir de liaison nécessaire entre des idées métaphysiques et des assassinats, je ne partagerai pas les passions de ceux dont j'applaudis les systèmes ; je m'efforcerai d'écarter ces glaives que des aveugles agitent au milieu de nous ; et, adorateur de la Liberté, je presserai mes concitoyens d'honorer cette divinité nouvelle en lui rendant ici ses compagnes immortelles, la Justice et l'Humanité".

Extrait :

"J'ai parlé des maux publics que la délation prépare. Si j'entrais dans le détail des infortunes particulières qu'elle entraîne, je pourrais écrire quelques pages intéressantes, mais inutiles. Qu'apprendrais-je aux hommes qui sont sont sensibles ? Qu'obtiendrais-je de ceux qui ne le sont pas ?
Avant de terminer ces réflexions sur les délateurs, je ne dois pas taire que, de tous ceux qu'a produits la France, les plus méprisables et les plus sanguinaires ont été des journalistes ; ces hommes que la multitude stipendie ont besoin de lui plaire et nous avons montré que la délation en fournit les moyens. Il semble aussi qu'ils aient compté sur ce désir curieux et cruel que quelques âmes ressentent pour contempler de grandes vicissitudes de fortune, pour voir même (il faut l'avouer) couler du sang humain.

Pendant l'instruction du procès de M. de Besenval, on les a vus, attristés par son innocence, déplorer l'absence des charges, en désirer de graves contre lui ; et tandis que cet homme presque septuagénaire languissait dans une injuste et dure captivité, de tranquilles folliculaires insultaient à sa longue infortune, essayaient de la rendre plus amère par les sinistres présages qu'ils lui faisaient parvenir et promettaient son sang pour vendre un peu mieux leurs feuilles.

On sait que les Romains couraient aux amphithéâtres épier avidemment les derniers soupirs d'un gladiateur ou d'un esclave déchirés par les bêtes et ne pouvaient se rassasier de ces scènes de carnage qu'ils appelaient des jeux. Que des hommes soient organisés de manière à trouver là quelque plaisir, on doit les plaindre ; mais il faut réserver tout son mépris et toute sa haine pour ceux qui, par cupidité, se rendaient les entrepreneurs de ces affreux spectacles et prenaient le soin de chercher, à de tels plaisirs, des instruments et des victimes".